Les meilleures façons d’aller à Auschwitz depuis Cracovie

Nous avons fait un voyage en Pologne le week-end du 26.11 au 27.11. La Pologne est un pays très catholique et le moment le plus propice pour s’y rendre est à Noël.

Promenade dans Cracovie

Transport

Au départ de Pardubice, nous avons embarqué à bord du Regiojet à 6h42, direction Ostrava, plus précisément la gare de Svinov. Ostrava était une inconnue pour nous, l’occasion de découvrir son marché pendant notre correspondance. Karča s’est laissée tenter par les fameuses oreilles de Štramberg, une spécialité qui évoque un épisode historique sanglant, où Tatars et oreilles salées se rencontrent sur la carte et dans la mémoire collective.

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Après une dernière course auprès de M. Jančur, nous avons poursuivi notre périple en bus Student Agency pour 200 CZK par personne (promotion Black Friday oblige) jusqu’à Cracovie, où nous avons posé le pied vers 14h.

Chaque trajet était pensé pour rester dans un budget serré. Au retour, départ de Cracovie Glowny à 17h05 dans un bus Leo Express pour Ostrava, puis embarquement avec les Chemins de fer tchèques jusqu’à Prague. Les billets Leo Express nous ont coûté autour de 260 CZK par personne, et seulement 26 CZK pour le train grâce aux points ČD. Nous avons foulé le sol pragois avant minuit, prêts à attaquer une nouvelle semaine. Entre deux trains, difficile de résister à l’appel d’un panneau alléchant promettant un hamburger généreux à 21£, juste à côté de la gare centrale.

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Hébergement

Pour dormir, nous avions réservé à l’Hostel Kubik. L’accueil se fait en autodidacte, façon appartement classique, et l’enregistrement se gère seul, sous l’œil discret mais rassurant d’un certain Master Leonard. L’endroit, impeccable, semblait conçu sur mesure. Dix minutes à pied suffisent pour rejoindre le cœur de Cracovie.

À peine arrivés, Cracovie dévoile ses premières surprises.
Nous sommes restés admiratifs devant l’architecture.
Un pigeon à portée de main… Cracovie rayonne par son centre historique, l’un des rares épargnés par les bombes après la Seconde Guerre mondiale. À pied, nous avons traversé ce centre, aperçu la cathédrale Wawel, le château royal, le Rynek, sans oublier l’enfilade d’églises, de parcs et de petites rues animées.

Parmi les bâtiments remarquables, certains laissent un souvenir particulier. Nous avons regretté de ne pas avoir réservé à temps pour la Lost Soul Alley, réputée pour être la maison la plus hantée d’Europe : la réservation était indispensable. À garder en tête pour la prochaine fois ! Pour se consoler, un hamburger d’exception chez Antler nous a réchauffé le moral.

En flânant sur les quais de la Vistule, nous avons déniché une perle souvenir.
Non loin, un dragon de métal crachait du feu, sous les yeux émerveillés des passants.
Les rues de Cracovie vibraient d’une agitation permanente, les enfants laissaient éclater leur tempérament.
À la nuit tombée, la ville se parait de nouvelles couleurs. Les rues restaient animées,
mais il existait aussi des recoins paisibles.
Au centre, les églises imposaient leur majesté. Le matin venu, la ville retrouvait son calme, presque désertée.

Un autre beau bâtiment à l’angle Auschwitz

Aux premières lueurs du jour suivant, nous avons quitté la gare centrale pour rejoindre Auschwitz en bus. L’organisation est bien rodée pour ce trajet.

Porte d’entrée du camp de concentration d’Auschwitz

Ce qui nous a frappés à Auschwitz ne s’exprime pas facilement. La capacité de l’être humain à commettre des atrocités se ressent dans chaque mètre carré. Si on n’a jamais foulé ce sol, il est difficile de comprendre ce que l’on ressent là-bas ; et pour ceux qui y sont allés, il n’est pas nécessaire d’en dire davantage. On progresse en silence sur ce site marqué par la disparition de tant d’innocents. La question de prendre des photos ne s’est même pas posée : nous avons trouvé cela déplacé, indigne du lieu et de sa mémoire. Seule la porte d’entrée figure sur nos clichés. Quelques heures plus tard, nous sommes repartis sans un mot de trop.

Devant le site, une file d’attente se formait près de l’est, spectacle étrange de voyageurs attendant leur tour pour rentrer, parfois au chaud dans leur car. Cette image contraste avec celle d’il y a 70 ans, où une foule bien différente avançait, sans jamais espérer le retour.

Un moment suspendu

L’atmosphère de ce récit n’est pas la même que celle des autres voyages racontés ici, et c’est volontaire. Après avoir vu tout cela, difficile de ne pas ressentir un certain poids. Mais face à tout ce que nous avons, il y a de quoi mesurer sa chance. Partir, rire, acheter des babioles, choisir ses vêtements, profiter de tout ce qui fait la saveur du quotidien : ces libertés ne sont jamais anodines. Demain, il restera toujours des horizons à explorer, d’autres routes à tracer. Où poserons-nous nos valises la prochaine fois ?

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